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6 , Le retour du Désert

jeudi 19 janvier 2006 par antoine

Cette fois ça y est nous reprenons contact avec le monde du tel et d’internet... Sachez le, la Mauritanie n’est pour le moment pas très bien désservie sur ces 2 plans. Gageons que d’ici peu il n’en sera plus de même tant le tourisme tend à s’y développer.

Les nouvelles donc : 16/1 : Après l’intermède internet O combien laborieux d’Atar qui montre que pour vous adresser les photos par ce biais cela semble compromis.

Retour au camping nous traversons Atar de nuit à pieds et apprécions la tranquilité de cette ville.

Au matin, nouvelle vérif des courses de la veille et le sérieux de Tonio nous amène à retourner aux achats : Sécurité oblige nous pouvons rester plus longtemps que prévu sans pouvoir réapprovisionner...

Mise à jour des réserves d’eau et de Gas oil + 1 bidon en secours. Tous les colis sont calés comme il se doit dans les voitures pour éviter la casse, et en route pour Tidjikja !

Avant d’arriver à Shinguetti (voir carte de la Mauritanie), nous bifurquons à droite sur une piste peu empruntée. A peine quelques Kms plus loin, un cordon de sable bloque les touristes de base qui s’ensablent.

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Dléclenchement tardif de l’appareil, sinon on avait un joli saut... Dommage !

Ce ne sera pas notre cas nous nous contenterons de dégonfler un peu les pneus pour passer sans encombre. C’est toutefois le moment que choisissent des locaux pour nous assaillir et nous proposer leurs bibelots : ils ont tout compris et savent que les touristes s’arrètent tous là. Où se niche le sens du commerce ? Je vous rappelle que nous sommes en plein désert !

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Magasin de bibelots au milieu des dunes, très fort !

Puis vient une piste ultra cassante et la moyenne chute. A 15 h nous n’avons parcourus que 80 kms ! rencontre insolite nous croisons des suisses en 4X4 qui ont fait notre parcours et nous promettent du sable mou...

Nous attaquons alors la passe de Lebchir superbe remontée dans la montagne sur des pierres. L’arrivée au sommet sera l’occasion d’une pause thé bien méritée, qui nous permet de constater que le réservoir de la 505 fuit, nous pensons qu’il s’agit de la mise à l’air surtout que la montée nous à secoué durement, nous attendons donc de voir si la fuite s’arrète d’elle même...

10 mn plus tard, nouvel arrêt, la 505 plus basse que le Patrol tape régulièrement et le sabot de protection de son pont avant souffre des chocs répétés avec les pierres.

La journée s’avance et Damien est au volant, mais les heures passent et la fatigue commence à se faire sentir ! Heureusement le Bivouac arrive et c’est l’occasion de faire le point sur notre route. Nous constatons aussi que l’une des roues de secours de la 505 est à plat : Crevaison ou dégonflage ?

L’installation du campement faite, un feu agrémentera la soirée : Bonheur !

17/1 : Nous voilà reparti de bon matin heureux de ce beau bivouac que nous laissons. De nouveau la piste caillouteuse et nouvelle rencontre, des Français cette fois : 2 4X4 et 1 moto qui font eux aussi route inverse, arrêt discussion et c’est reparti.

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le Patrol dans ses oeuvres

Suit un grand passage de dunes très long qui donne l’impression de ne pas en finir : c’est le moment que choisit le Patrol pour montrer sa première faiblesse, plus de pression d’huile affichée au tableau de bord, je m’arrète pour vérifier de visu en démontant une canalisation : Ouf tout est en ordre, pas moyen de remettre ce satané mano en rout je repars sans possibilité de contrôle ! Chaud devant...

Sortis de cette zone nous rencontrons un groupe de touriste embarqués par des locaux en excursion, il y a de l’aventurier dans l’air !

Nouvelle zone de sable visiblement courte dans laquelle nous aidons des Français installés à Bamako (Mali)à se sortir de ce sable bien mou et repartons non sans que la 505 qui fait décidément sensation ne soit photographiée. Nouvelle faiblesse de sa part (c’est ça de jouer les starlettes) elle ne redémarre pas : électrovanne de stop bloquée, un bon coup de marteau la décide à cesser les enfantillages.

A peine reparti petit plantage de Tonio,(Normal quand on ouvre la route) on pousse et c’est reparti sur 100 m, car c’est moi qui me plante en haut d’une dune : On sort les plaques, So Sorry !! Le sable est décidément très mou mais nous passons, j’aurai du dégonfer avant ce passage difficile. La pause repas qui suit sera même écourtée pour ratraper le temps perdu.

Tonio décide alors de prendre le chemin des écoliers et part en hors piste, sensations assurées, trial , dunes, tout y passe !

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Parfois les passages sont plus trialisant
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Il suffit de passer doucement

Nous ratrappons la piste dans un oued magnifique (oued Rachid) que nous suivons pendant peut être 30 kms, passage de zone de sable mais aussi de pierres en dehors de l’oued et retour dans celui ci, nous atteignons ainsi Rachid petit village qui s’étend de l’oued au sommet de la montagne voisine, nous le traversons pour profiter de la vue : Splendide !

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Vue de haut du village de Rachid.

Il faut ensuite regonfler les pneus, et nous sommes assaillis par les enfants que Damien pris pour notre guide Mauritanien retiendra le temps pour nous de travailler. D’autant plus que mes prises allume-cigare que j’utilise pour le compresseur cessent tout fonctionnement et que je fini le gonflage au gonfleur à pied... Le sort s’acharne !

Reste une quarantaine de Kms avant Tidjikja nous pouvons y être ce soir, soit en une petite journée 1/2, mais choississons de bivouaquer peu avant d’arriver. J’en profite pour revoir le¨Patrol, problèmes électriques de manos et d’allumes cigares + Tirette de capot qui s’est arrachée. Damien s’offre une bonne toilette pendant que je bricole, puis le sempiternel feu de camp... Mais toujours pas de pression d’huile au tableau de bord ! Le Bivouac sera aussi l’occasion de faire le point sur les stocks nous constatons que celui de boissons diminue vite ! Il y a de la restriction dans l’air ! Qu’a cela ne tienne, 11 heures de sommeil réparateur nous font le plus grand bien.

18/1:Toujours pas de pression d’huile, je tente le produit miracle sur les connexions : WD 40 le produit aux 40 fonctions : Miracle cela remarche !

Nous arrivons à Tidjikja et y retrouvons 2 camions transportant un groupe de jeunes français mais aussi les randonneurs croisés un peu avant en compagnie de leurs guides, il est vrai que d’ici on rattrape le goudron.

Mais les prix sont cher sans doute en raison de l’éloignement de tout approvisionnement et nous limitons les achats au strict nécessaire. De même l’électricité n’arrive pas jusqu’ici comme d’ailleurs dans la majorité de la Mauritanie.

Une fois de plus Damien montre ses talents de négociateur, il devient le commercial du groupe !

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Y a pas beaucoup de train, alors on regarde les 4X4

Après réflexion et décision commune, nous décidons de ne pas passer par Néma car le détour nous retardera et les sites à voir ne sont pas si nombreux, nous pensons que cela nous gagnera 4 ou 5 jours et gardons cette visite pour un prochain voyage. Nous bifurquons directement par la passe de Néga, haut lieu du Dakar dont le paysage est grandiose.

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Les roches se font plus plates.

Changement de cap donc, de paysage également, le paysage devient savane, les pierres s’applatissent et les villages se font plus nombreux, je n’ai qu’une hate revenir au plus vite faire découvrir l’Afrique à mes vieux amis Puce de Grenoble et Philippe d’Avignon. Le paysage se fait encore plus verdoyant, tous ces changements sont fabuleux, Tonio lui même est surpris de tant de verdure, nous trouvons des pieds d’éléphants (petits arbustes) en fleurs ce qui est très rare.

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Pied d’éléphant en fleurs...

Mais Damien fait 2 erreurs consécutives qui auraient pu mal se terminer et je préfère reprendre le volant par sécurité. Hélas moi qui n’ai fait aucune faute jusqu’à présent je ne suis pas encore concentré sur ma conduite, et à la sortie d’une épingle, je roule sans doute à 30 kms/h quand j’aperçois un animal sur la droite.

Il est gris, d’une taille entre celle du chat et du chien (Tonio me dira ensuite qu’il devait s’agir d’un chacal). Damien ne l’a pas vu et je le lui signale une seconde fois tout en suivant la créature du regard, hélas au lieu d’arréter l’auto je la laisse continuer sur sa lancée. Ce sont 2 ou 3 secondes de trop et la sanction est immédiate : Grand bruit, l’auto s’immobilise, un autre bruit d’air cette fois prévient d’un pneu éclaté.

Plus grave, Damien n’est attaché malgré une longue discussion à ce sujet lors de la traversée du sahara occidental, où je lui rappelais la force des impacts même à petite vitesse, il fini sa course dans le parebrise qui sort même de son joint. Je prends de ses nouvelles, tout va bien, il ne comprends pas qu’il vient de l’échapper belle.

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Mettre sa ceinture : obligatoire.

Un peu plus tard je l’entends même dire à Tonio que je lui ai presque déconseillé de s’attacher sur la piste !!! Les bras m’en tombent et je ne dit mot. Plus tard je le prends à part et je m’aperçois qu’il a interprété ce que je lui avait dit dans un passage de sable très lent ou je m’étais détaché pour être plus à l’aise dans mes choix de trajectoire. A l’avenir je m’assurerai que je me suis bien fait comprendre : Leçon N°.. !

Bilan humain : A part Damien contusionné et un peu choqué, RAS, si j’ai un bout de peau arraché sous l’avant bras ??? Le volant en tournant brutalement jusqu’à sa butée m’a comme brulé, c’est tout.Rétrospectivement je préfère ne pas imaginer ce qui se serait passé si ma main avait été dans le volant ! J’avais ma ceinture, comme quoi !

Bilan mécanique : L’auto a souffert, elle a fini sa course contre une grosse pierre, le train avant droit a reculé jusqu’a déformer le plancher au pieds de Damien, la fixation avant des lames a laché comme ce fut le cas l’an passé, mais cette fois la lame inférieure est tordue ! L’amortisseur avant est cassé en 2, la barre stabilisatrice arrachée, le flexible de frein a échappé de peu à l’arrachement tant sa patte de fixation est tordue, la jante est en 8 mais le pneu semble intact...

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Réparation africaine

Plus ennuyeux, l’huile moteur s’échappe du carter éventré ! Il me reste 3 ou 4 litres d’huile en réserve donc priorité en préserver le maximum, nous sommes à 75 kms de Tidjikja et de toute façon il n’y a rien la bas ! Il faut trouver des récipients et vite, le bocal de café vide passe en premier suivit par les couvercles des bacs de rangement en plastique. Grace à ce procédé nous récupérons 5 litres que nous tranvasons dans un bidon d’huile vide que tonio avait conservé.

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Remise en place des lames

La Suite...

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